Le Street Art en deuil après la disparition de Miss.Tic.
Miss Tic Street Art Ernest Pignon-Ernest

Le Street Art en deuil après la disparition de Miss.Tic.

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Plasticienne, poète urbaine et pionnière du Street Art mondialement connue pour ses œuvres au pochoir sur les murs parisiens, Miss.Tic nous quittait le 22 mai dernier, des suites d’une longue maladie.

Artiste : un choix

Miss.Tic, de son vrai nom Radhia Novat, est née à Paris le 20 février 1956, d’une famille ouvrière : un père ouvrier immigré tunisien et une mère paysanne.

Elle grandit dans le quartier de Montmartre, très tôt attirée par les arts et commence la danse dès l’âge de 8 ans ; avec la conviction d’en faire son métier. Malheureusement, un accident de voiture brise son rêve, en même temps que ses jambes.

Elle se consacre désormais au théâtre et aux arts appliqués : décor, maquette et photogravure.

À la fin des années 1970, elle voyage aux États-Unis et fréquente les milieux underground ; découvrant le graffiti et la culture hip-hop.

Un art transgressif

Le Street Art de Miss.Tic dans les rues de Paris, crédit photo

Début 1983, de retour à Paris, elle côtoie divers collectifs d’artistes pionniers de l’art urbain en France. Il y a là Les Frères Ripoulin, VLC (Vive La Peinture), Jérôme Mesnager et Speedy Graphito.

Dès 1985, elle emprunte son pseudonyme au personnage de la sorcière Miss Tick (Disney). Elle utilise les murs parisiens comme support à ses figures féminines caractéristiques, assorties de petites phrases poétiques, de jeux de mots philosophiques ; exécutées aux pochoirs et à la bombe aérosol.

Longtemps, ses pochoirs sont perçus par les autorités comme une dégradation de l’espace public . Elle sera même arrêtée, mise en garde à vue, en 1997, et condamnée, en 2000, à une amende de 22 000 francs (3 350 €). Elle finira par négocier l’impression de ses pochoirs avec les mairies, les commerçants et les habitants ; aidée, en cela, par la reconnaissance de l’art urbain et de son œuvre par les institutions.

Une filiation

Celle qui dit avoir découvert la poésie avec Jacques Prévert dès l’enfance et être influencée par le dadaïsme, le surréalisme, le situationnisme, le lettrisme, le nouveau réalisme et le romantisme, fait partie de cette génération qui a décidé de sortir l’art des musées et de l’exposer dans les rues.

À l’instar d’un Ernest Pignon-Ernest, elle a toujours voulu s’exprimer, dire des choses et prendre position dans le débat public ; faisant de Paris un musée en plein air.

Hakim Aoudia.

Notre note
l'artiste Miss Tic pose à côté de l'une de ses oeuvres dans son atelier, le 31 janvier 2006 à Paris. Cette icône de l'art de la rue, dont les pochoirs habillent les murs de la capitale depuis vingt ans, a publié un livre, miss tic tuer le temps il se venge photo miss tic lhomme est un loup pour lhomme et un relou pour la femme photo photo miss tic pose studio paris cigarette miss tic je ne brise pas que les coeurs miss tic vous reprendrez bien une ligne de poesie

La légende de Miss.Tic – Culture Prime

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