Ryûsuke Hamaguchi : la nouvelle vague japonaise.
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Ryûsuke Hamaguchi : la nouvelle vague japonaise.

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Le réalisateur de Drive my car auréolé du prix du scénario au Festival de Cannes 2021, puis de l’Oscar du meilleur film international en 2022, s’affirme comme l’expression singulière d’un cinéma japonais en plein renouveau.

Une passion précoce

Né en 1978, Ryūsuke Hamaguchi fera ses études à la faculté de lettres de l’Université de Tokyo, avant d’en intégrer l’Université des arts en 2006.

Son film de fin d’études Passion, réalisé en 2008 ne sera découvert par le public français qu’en 2017 : chassé-croisé amoureux d’une immense sensibilité, évoquant le cinéma d’Éric Rohmer.

Une nouvelle génération

Il faut dire que Hamaguchi fait partie de cette génération de jeunes réalisateurs nippons qui ont capitalisé sur l’essor du numérique pour se distinguer de leurs ainés et créer un cinéma indépendant reflétant leurs préoccupations.

De 2011 à 2013, il coréalise une trilogie documentaire The Sound of Waves, Voices from the Waves : Kesennuma et Voices from the Waves : Shinchimachi, qui donne la parole aux survivants du tsunami de 2011.

Un cinéma indépendant, et bavard…

En 2015, Senses film-fleuve de plus de 5 heures traite du phénomène des évaporés ; ces 100 000 personnes qui disparaissent volontairement chaque année au Japon. Au travers du portrait de quatre femmes qui partagent une amitié sans failles et dont l’une va disparaitre sans laisser de traces, il construit une fresque envoutante d’une ampleur sans pareil.

Avec Asako I et II en 2018 et sous de faux airs de romance conventionnelle, il explore le sentiment amoureux sous le prisme du double : celui de ce premier amour perdu qui refait surface quelques années plus tard.

La consécration

Contes du hasard et autres fantaisies, en 2021, évoque encore une fois le travail d’Éric Rohmer, mais également celui de John Cassavetes. Il s’agit de trois histoires distinctes, centrées autour de trois personnages féminins qui vont devoir faire un choix : un triangle amoureux inattendu, une tentative de séduction qui tourne mal et une rencontre née d’un malentendu. Le cinéaste confirme ici qu’il est l’un de ceux qui savent le mieux filmer le mouvement, le déplacement avec un art du dialogue extrêmement bien maitrisé.

Enfin, Drive my car qui vient d’obtenir l’Oscar du meilleur film international est adapté d’une nouvelle du recueil Des hommes sans femmes d’Haruki Murakami.  Yusuke Kafuku est un acteur et metteur en scène de théâtre qui vient de perdre sa femme et se voit invité en résidence à Hiroshima pour monter Oncle Vania de Tchekhov. On lui assigne la jeune Misaki, conductrice taciturne chargée de l’accompagner dans tous ses déplacements. Au fil des trajets, ces deux âmes solitaires vont commencer à échanger et, immanquablement, faire remonter les secrets du passé à la surface. Précédé d’un long prologue de 45 minutes, le film est construit autour des échanges en voiture entre Yusuke et Misaki, des auditions, des lectures et de l’interprétation de la pièce sur scène. Austère, dépouillé, porté par un duo d’acteurs brillants, il déroule sur près de trois heures cet art de la lenteur typiquement japonais.

À suivre.

Hakim Aoudia.

Notre note
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