Le cinéma d’orfèvre de Nuri Bilge Ceylan (2/2).

Le cinéma d’orfèvre de Nuri Bilge Ceylan (2/2).

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Figure de proue du cinéma turc, Palme d’Or à Cannes en 2014, son œuvre intimiste saisit la complexité d’un pays qui oscille entre tradition et modernité.

Filmographie complète

Koza

En 1995, est un court métrage réalisé en famille, où ses parents tiennent les rôles principaux.  Il s’agit des retrouvailles douloureuses d’un couple de septuagénaires, filmées sans aucun dialogue, en gros plans et plans séquences, avec une nature omniprésente.

Kasaba

En 1997, explore, dans cette même veine intimiste, le monde de l’enfance, du passage à l’adolescence et ses rapports avec la complexité et la cruauté du monde des adultes.

Nuages de Mai

En 1999, narre le retour de Muzzafer dans son village d’enfance, avec le projet d’y tourner un film qui rendrait hommage à ses parents et à cette nature qui l’a vu naitre. Il va néanmoins devoir composer avec la réalité du lieu et les aspirations de ses personnages.

Uzak

En 2002, met en parallèle deux personnages, Mahmut et Yusuf, que tout semble séparer, sauf une commune désillusion. Ajoutons un troisième personnage : le cadre sublime d’une Istanbul enneigée.

Les Climats

En 2006, filme le désamour, puis la désagrégation d’un couple. Nuri Bilge Ceylan y joue le premier rôle en compagnie de son épouse, Ebru Ceylan et use de sa parfaite maitrise des cadrages pour autopsier les désirs de ses personnages.

Les Trois Singes

En 2008, raconte l’histoire d’un politicien qui convainc son chauffeur d’endosser la responsabilité d’un accident de voiture qu’il vient de commettre. Celui-ci accepte d’aller en prison contre une forte somme d’argent et refuse d’affronter la vérité, comme dans la fable éponyme.

Il était une fois en Anatolie

En 2011, se déroule dans le cadre envoutant des steppes anatoliennes. Grand Prix du Festival de Cannes, cette enquête policière à la recherche d’un corps et des mobiles d’un crime distille çà et là ses pointes d’humour caustiques.

Winter Sleep

En 2014, a obtenu la Palme d’or du Festival de Cannes. Inspiré de trois nouvelles d’Anton Tchekhov, il s’agit d’un huis clos théâtral, où trois personnages s’entredéchirent. Une œuvre académique où se fait sentir l’influence de Bergman.

Le poirier sauvage

En 2018, est une fresque intimiste à la beauté plastique éclatante. Celle de Sinan, qui à la fin de ses études, retourne dans le village de son enfance afin d’y retrouver les siens et de réaliser son rêve : devenir écrivain et publier son premier roman.

Hakim Aoudia.

Notre note
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