<strong>Sempé tire sa révérence.</strong>
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Sempé tire sa révérence.

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Génie du dessin humoristique et papa, avec René Goscinny, du Petit Nicolas, Jean-Jacques Sempé est mort le 11 août 2022, à l’âge de 89 ans.

Une enfance difficile

Jean-Jacques Sempé naît le 17 août 1932 à Pessac, près de Bordeaux.

Enfant naturel, son père adoptif est représentant de commerce et a beaucoup de mal à faire vivre la famille : « Toute ma vie – d’enfant – j’ai entendu ma mère faire des reproches à mon père sur le fait qu’il ne trouvait pas de travail autre que le misérable boulot qu’il avait. […] C’était toujours des bagarres, toujours des disputes, toujours des dettes, toujours des déménagements en vitesse. »

Enfant solitaire et timide, atteint de bégaiement, il commence à réaliser des dessins humoristiques, sans légendes, dès l’âge de 12 ans.

À 14 ans, il quitte l’école et fait toutes sortes de petits boulots : « Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu les pauvres, vraiment. Je ne leur en veux pas une seconde, ils se sont débrouillés comme ils ont pu. »

Une rencontre

Dès le début des années 1950, il publie ses premiers dessins dans le quotidien régional Sud-Ouest. À la même époque, il rencontre et se lie d’amitié avec René Goscinny.

Il crée avec lui le Petit Nicolas : « Nicolas est le prototype, mais en fait, c’est surtout un groupe d’enfants. C’est des copains. Nicolas ressemble à tous les enfants que je dessine en général, ou à la façon dont je me figure que sont faits les enfants. »

Il y a là une histoire de résilience, celle de deux cabossées de la vie qui se sont fait voler leur jeunesse et qui ont, à travers ce personnage, crée l’archétype de l’enfance idéale : « Le Petit Nicolas, c’est d’abord une histoire d’amitié. Il ne l’aurait jamais fait sans moi, mais le plus important, c’est que moi je ne l’aurais jamais fait sans lui. Nous étions de vrais complices. »

Un succès populaire

Désormais, il collabore régulièrement avec France Dimanche, Paris Match, l’Express, Pilote, Punch et Esquire.

À partir de 1978, il entamera une longue collaboration, de plus de 40 ans, avec le prestigieux magazine américain The New Yorker, y réalisant plus d’une centaine de couvertures.

Amoureux du jazz, il affirmait : « Je ne serais pas arrivé là si je n’avais pas entendu Duke Ellington un jour à la radio. C’est un type que j’adorais, que j’adore encore. Grâce à lui, j’ai compris beaucoup de musiques. Grâce à lui, j’ai été ébloui par le talent des autres. Il m’a apporté la joie dont j’avais besoin. »

Avec son style unique, il nous raconte des histoires qui nous mettent face à nous-mêmes : « Je fais des documentaires très rapides sur ce qu’on va appeler le comportement humain, ou l’angoisse humaine, ou la peur existentielle, ou la crainte existentielle. »

Il décède le 11 août 2022, à l’âge de 89 ans, mais son œuvre immense ne mourra jamais !

Hakim Aoudia.

Notre note
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Sempé et Goscinny : Les secrets du Petit Nicolas | Archive INA

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