Notre Voyage culturel à la Biennale de Lyon !
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Notre Voyage culturel à la Biennale de Lyon !

Lyon

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 5 minutes

Rosa et Lou, de l’équipe de CulturAdvisor, sont allées à la biennale d’art contemporain de Lyon ! Nous suivons Myriam Gasparini et de fidèles acolytes du groupe de Venise dans leurs aventures. Dans la continuité de notre article « Biennale de Venise : tradition contemporaine ! », nous découvrons et partageons l’importance et la joie de ces voyages. Nous vous invitons d’ailleurs à rester attentifs-ves : vous pourrez bientôt lire un portrait de Myriam Gasparini nous parlant de ce projet.

La Biennale de Lyon

Cette année, on traverse le thème Manifesto of fragility (manifeste de la fragilité). Il s’agit de toucher du doigt tout ce que le monde et les individus peuvent avoir de fragilité. Mais surtout, de la dépasser, d’en faire une force, de la brandir. On y retrouve donc des œuvres intimes, des œuvres oniriques.

Manifesto of fragility nous a surtout marqué par la prédominance de thèmes on ne peut plus contemporains : l’écologie, les discriminations, la crise de la démocratie.

La guerre et les drames humains comme les migrations forcées étaient également abordées. La sélection d’artistes présentée démontre bien l’urgence d’un Nouveau Monde.

Isabelle Bertolotti, co-directrice de la Biennale de Lyon, parle de la difficulté de choisir les artistes. Un choix nécessaire, dicté par les questions budgétaires.

On y retrouve cependant un esprit commun d’engagement pour la création et un monde plus juste. En somme, l’art est à l’œuvre !

Notre voyage culturel

La biennale de Lyon, c’est 12 points de visite, dont 6 expositions intérieures. En 4 jours, nous n’avons évidemment pas pu tout voir. D’autant qu’il faut de l’attention, de la concentration et se sentir disponible, quand on prévoit un voyage comme celui-là.

Il y a une première difficulté physique : le froid et le manque de lumière du mois de décembre ne sont pas forcément les meilleures conditions pour marcher toute la journée en arpentant des musées. Cette fatigue nous rend alors moins aptes à recevoir les œuvres : la patience et l’ouverture d’esprit ne seront pas toujours au rendez-vous.

C’est normal ! Partir en groupe est le parfait remède : rien de mieux pour se rebooster que rire aux blagues les unes des autres, écouter l’une d’entre nous faire une master class sur un sujet qui la passionne, boire l’apéro le soir en parlant des œuvres vues durant la journée…

Les Usines Fagor

Les anciennes usines Fagor, Biennale de Lyon.

On a commencé avec les Usines Fagor : 7 hangars pour un voyage dans l’art contemporain.

Nous avons aimé :

  • Les installations de Lucia Tallová où de vieux objets rencontrent des photos, de la peinture, du charbon, du papier brûlé…
Installation de Lucia Tallová à la Biennale de Lyon.
  • Les photographies à la camera obscura Richard Learoyd.
Richard Learoyd – Agnes at Table 1, 2007. Camera obscura, photographie ilfochrome montée sur aluminium.
  • Une première apparition des Moss People de Kim Simonsson, petits personnages fantastiques recouverts du vert des forêts dont ils sont tout droit sortis.
Moss People de Kim Simonsson à la Biennale de Lyon.
  • Le camping abandonné de l’installation de Hans Op de Beeck dans le Hall 4 : « We were the last to stay ».
We were the last to stay de Hans Op de Beeck à la Biennale de Lyon.

Ce dernier est probablement l’artiste qui nous a le plus marquées lors de ce voyage, et définitivement mon nouveau grand coup de cœur de l’art contemporain. Alors si vous avez vu cette œuvre, nous aimerions avoir vos hypothèses : que s’est-il passé dans ce camping abandonné ? Cette toile grise semble faite pour l’imagination.

Le macLYON et le musée Guimet

Nous revoilà le lendemain, au macLYON le matin et au musée Guimet l’après-midi !

Quelle belle surprise d’être accueillies devant le macLYON par une œuvre de Erwin Wurm, un camion qui n’est pas sans rappeler notre Happiness Manager Roxane descendant paresseusement du canapé.

Erwin Wurm, Truck, 2007. Biennale de Lyon.

Nous avons particulièrement apprécié, dans l’exposition « Beyrouth et les Golden Sixties », les tableaux de Khalil Zgaib, dont l’un était accompagné d’une photo soigneusement placée pour permettre la comparaison.

Portrait de Beyrouth, peinture de Khalil Zgaib.
Photographie d’un quartier de Beyrouth dans les années 1960.

Le musée Guimet, abandonné depuis 2007, ouvrait ses portes à la biennale. Les artistes y ont fait un formidable travail d’hommage et d’utilisation de cet espace.

Nous avons aimé :

  • Les chrysalides de Tarik Kriswanson, cocons blancs géants accrochés dans des endroits, disons-le improbables.
Chrysalide de Tarik Kriswanson. Biennale de Lyon.
  • Les photographies du musée imprimées sur des fils tendus de Leyla Cárdenas.
Leyla Cárdenas, Self-contained Withstander, 2022, photographie sublimée sur soie polyester puis détissée. Biennale de Lyon.
  • L’immense installation post-apocalyptique, industrielle et végétale d’Ugo Schiavi.
Installation industrielle et végétale d’Ugo Schiavi. Biennale de Lyon.

Les Beaux-Arts et Gadagne

Nous avons fait une petite pause au Musée des Beaux-Arts, dont nous vous rapportons :

  • La nourriture de Bacchus de Nicolas Poussin.
La Nourriture de Bacchus, Nicolas Poussin (1626-1627). Musée des Beaux Arts de Lyon.
  • Une Bacchannale de Pablo Picasso.
Pablo Picasso. Bacchanale avec chevreau et spectateur (1959). Musée des Beaux Arts de Lyon.
  • Une photographie de Pablo Picasso par Brassaï.
Brassaï, Picasso au poêle (1939) Épreuve argentique. Musée des Beaux Arts de Lyon.

C’est à Gadagne, musée de l’Histoire de Lyon que s’est terminé notre périple où nous avons retrouvé avec plaisir les Moss People de Kim Simonsson et le travail de Hans Op de Beeck avec l’hypnotisante vidéo « Raùl » dont on vous livre ici un extrait, et que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site de l’artiste.

En petit bonus, deux émerveillements : le jardin humaniste de Gadagne et la façade de la Basilique Notre-Dame-de-Fourvière !

le jardin humaniste de Gadagne, Lyon.
Façade de la Basilique Notre-Dame-de-Fourvière, Lyon.

Si vous avez visité la Biennale de Lyon, nous serons ravies de lire vos impressions !

Lou Gasparini.

Notre note
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Biennale d’art contemporain de Lyon, Manifesto of fragility

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