Timbuktu de Abderrahmane Sissako : le film d’un pays, le Mali, face au djihadisme !

Timbuktu de Abderrahmane Sissako : le film d’un pays, le Mali, face au djihadisme !

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Le film commence par la course d’une antilope poursuivie par un groupe de tireurs en 4×4, quand entre deux rafales de kalachnikov, l’un des “chasseurs” indique “qu’il faut d’abord fatiguer l’animal”… Timbuktu de Abderrahmane Sissako : le film d’un pays, le Mali, face au djihadisme !

Un village occupé par des islamistes radicaux

Le sujet pouvait faire craindre la pire caricature du djihadiste “le couteau entre les dents”. Pourtant, c’est avec une finesse toute africaine que Abderrahmane Sissako nous plonge dans la vie tragique de ce village occupé par des islamistes radicaux. À la brutalité de ces guerriers de Dieu, Sissako répond par la dérision à l’image de cette magnifique séquence des jeunes continuant à jouer au foot sans leur ballon confisqué.

Timbuktu de Abderrahmane Sissako : le film d’un pays, le Mali, face au djihadisme !

Une violence quotidienne

Le film décrit ainsi le quotidien de cette violence perpétrée par une “police islamiste”, composée pour l’essentiel de jeunes venus d’un peu partout, et contre laquelle Sissako a décidé d’utiliser l’arme de la moquerie féroce et de la dérision. S’ils ne peuvent se comprendre entre eux qu’en mauvais anglais, tant leur arabe est déficient, ils sont aussi montrés comme d’incultes musulmans se promenant en godillots dans la mosquée du village.

Un ailleurs qu’il est urgent de comprendre

Et puis, il y a ce tranquille éleveur, nomade touareg, vivant nonchalamment de ses huit vaches, et dont le crime biblique contre le pêcheur sédentaire, tel Caïn tuant Abel, va le confronter au tribunal islamiste…

Un beau film venu d’un ailleurs qu’il est urgent de comprendre !

Soutenez-nous

Nous vous encourageons à utiliser les liens d’affiliation présents dans cette publication. Ces liens vers les produits que nous conseillons, nous permettent de nous rémunérer, moyennant une petite commission, sur les produits achetés : livres, vinyles, CD, DVD, billetterie, etc. Cela constitue la principale source de rémunération de CulturAdvisor et nous permet de continuer à vous informer sur des événements culturels passionnants et de contribuer à la mise en valeur de notre culture commune.

Par Gérard Poitou. MagCentre.

Notre note

Commentaires

0

Ajouter un commentaire


Fermer le menu