Big Eyes de Tim Burton : le film d’une oie blanche et d’un pervers !

Big Eyes de Tim Burton : le film d’une oie blanche et d’un pervers !

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

On peine à s’intéresser à cette peinture qualifiée d’artistique, tant ces visages d’enfants aux regards exorbités nous semble d’une ringardise absolue. Même si parait-il, Andy Warhol s’y est intéressé avec son goût habituel de la provocation. On peut tout juste parler d’escroquerie aux droits d’auteur, mais sans doute pas d’escroquerie artistique, et ce n’est pas la mièvrerie de l’artiste qui revendique son “identité” qui nous convainc un tant soit peu du contraire. Big Eyes de Tim Burton avec Amy Adams, Christoph Waltz et Krysten Ritter : le film d’une oie blanche et d’un pervers !

Un superbe pervers narcissique

Et pourtant, le film de Tim Burton ne manque pas d’intérêt (narratif celui-là) dans ce personnage de l’escroc, un Christof Waltz flamboyant, superbe pervers narcissique, dont la description est quasiment un cas d’école. Tout est dit sur la psychologie hallucinante du “héros”, qui de mensonges en tricheries s’enferme dans un déni de la réalité qui le convainc lui même de son talent artistique…

Big Eyes de Tim Burton : le film d’une oie blanche et d’un pervers !

Une seule issue : la fuite

On s’interroge toujours sur l’acceptation par les victimes de leur propre mise sous tutelle par de tels individus sans scrupule. L’espèce d’anesthésie psychologique qui permet cette prise de pouvoir illimité. Et méfiez-vous, lorsque la réalité lui résiste, le pervers narcissique devient dangereux, très dangereux, voire criminel, et comme le conseillent les psy, devant ce type de personnes, une seule issue : la fuite, que finira par choisir sa victime dans le film.

Style oie blanche

Dommage que l’artiste, la vraie, soit aussi insipide, style oie blanche dans son statut de femme américaine bien peu émancipée des années 50, laissant par trop la part belle à un mari d’une intelligence stupéfiante !

La situation dramatique aurait sans doute gagné à être mieux équilibrée.

Soutenez-nous

Nous vous encourageons à utiliser les liens d’affiliation présents dans cette publication. Ces liens vers les produits que nous conseillons, nous permettent de nous rémunérer, moyennant une petite commission, sur les produits achetés : livres, vinyles, CD, DVD, billetterie, etc. Cela constitue la principale source de rémunération de CulturAdvisor et nous permet de continuer à vous informer sur des événements culturels passionnants et de contribuer à la mise en valeur de notre culture commune.

Par Gérard Poitou. MagCentre.

Notre note

Commentaires

0

Ajouter un commentaire


Fermer le menu