Les Combattants de Thomas Cailley, ou le film d’une bleuette amoureuse !

Les Combattants de Thomas Cailley, ou le film d’une bleuette amoureuse !

Mag Centre - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Par principe, je ne lis pas les critiques de film avant d’aller au cinéma, histoire de garder un regard neuf sur le film, sans a priori. Alors, j’avoue qu’après m’être copieusement ennuyé à la projection de ce film, je fus quelque peu surpris à la lecture des critiques qui encensent ce film, avec des commentaires comme “nouveau souffle du cinéma français” (Le Parisien) ou “La comédie que le cinéma français attendait ?” (Les inrockuptibles). Les Combattants de Thomas Cailley, ou le film d’une bleuette amoureuse !

Une longue séquence de préparation militaire

Que de louanges pour une bleuette amoureuse entre un jeune charpentier (Kévin Azaïs) et une sportive aphasique (Adèle Haenel, pourtant très convaincante dans L’homme qu’on aimait trop). Hormis une séquence où notre héroïne explique sa préparation militaire pour faire face aux prochains cataclysmes promis à notre pauvre planète, ses répliques se limitent à des phrases sans subordonnées avec une psychologie toute militaire: “La psychologie militaire est à la psychologie ce que la musique militaire est à la musique”, pour paraphraser un slogan soixante-huitard… Tout ça nous entraine dans une longue séquence de préparation militaire tournée comme ces pseudo documentaires télé, qui vous proposent de suivre en “live” les épreuves d’un candidat…

Les Combattants de Thomas Cailley, ou le film d’une bleuette amoureuse !

Une robinsonnade

Et bien sûr, nos jeunes recrues se perdent en forêt, offrant l’occasion à nos tourtereaux de déserter pour vivre une robinsonnade amoureuse, leur permettant enfin de mettre en pratique leur préparation à la survie en milieu hostile… (La robinsonnade, ça semble à la mode dans le cinéma français souvenez vous de Arrête ou je continue où Emmanuelle Devos fuyait déjà son conjoint en se réfugiant dans la forêt).

Et que dire de l’improbable séquence de fin, où notre frêle amant porte sur des kilomètres l’imposant corps musclé de celle qu’il aime…

Bref, suis-je passé à coté de ce nouveau cinéma français, issu de cette école très fermée qu’est la FEMIS ? À vous d’en juger…

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Par Gérard Poitou. MagCentre.

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