Richard Burton : centenaire d’un géant du cinéma hollywoodien par ses films !

Richard Burton : centenaire d’un géant du cinéma hollywoodien par ses films !

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 3 minutes

Né il y a tout juste cent ans, le 10 novembre 1925, Richard Burton reste l’un des acteurs les plus fascinants de l’histoire du cinéma et du théâtre. Issu d’un milieu modeste, au Pays de Galles, il s’impose comme une figure majeure du cinéma du XXe siècle, tant par son talent que par sa vie tumultueuse. Sa voix de baryton, son interprétation des grands rôles shakespeariens, ses performances inoubliables à l’écran et sa relation mythique avec Elizabeth Taylor ont marqué les esprits. Mais Burton fut bien plus qu’un acteur : homme de lettres, passionné de poésie et de littérature, il laisse derrière lui des carnets intimes d’une richesse exceptionnelle, révélant un esprit tourmenté, drôle et profondément humain. Richard Burton : centenaire d’un géant du cinéma hollywoodien, au destin flamboyant, par ses films !

L’enfant du Pays de Galles devenu légende

Richard Walter Jenkins naît le 10 novembre 1925 à Pontrhydyfen, petit village minier du Pays de Galles. Douzième d’une fratrie de treize enfants, il grandit dans la pauvreté, marqué par la mort précoce de sa mère. Son destin bascule grâce à Philip Burton, son professeur, qui reconnaît son talent et l’encourage à embrasser le théâtre. Adoptant le nom de son mentor, le jeune Richard intègre Oxford, puis se lance sur les planches londoniennes et new-yorkaises, où il s’impose rapidement comme un prodige du théâtre shakespearien.

Sa carrière cinématographique décolle dans les années 1950, avec des rôles qui révèlent sa capacité à incarner des personnages complexes, souvent tourmentés. Mais c’est sa rencontre avec Elizabeth Taylor, sur le tournage de « Cléopâtre » (1963) de Joseph L. Mankiewicz, qui le propulse au rang d’icône mondiale. Leur relation passionnée, leurs excès, leurs divorces et remariages alimentent la presse internationale, faisant de Burton l’un des visages les plus célèbres de son époque.

Cléopâtre (1963) de Joseph L. Mankiewicz. (Richard Burton : centenaire d’un géant du cinéma hollywoodien par ses films !).

Shakespeare, Taylor et les rôles d’une vie

Au cinéma, Richard Burton excelle dans des personnages tourmentés, souvent inspirés de la littérature ou de l’histoire : le roi Henry VIII dans « Anne des mille jours » (1969) de Charles Jarrott, l’espion désillusionné de « L’Espion qui venait du froid » (1965) de Martin Ritt, ou encore le couple en crise de « Qui a peur de Virginia Woolf ? » (1966) de Mike Nichols, où il donne la réplique à Elizabeth Taylor dans une joute verbale d’une intensité rare. Sans oublier son rôle d’agent de la Police de la Pensée dans « 1984 » (1984) de Michael Radford, adapté du fameux roman de George Orwell qui lui sera dédié, puisqu’il décède quelques jours après la fin du tournage.

Un homme de théâtre

Richard Burton a laissé une filmographie aussi riche que variée, mais c’est sur les planches et dans les grands rôles littéraires qu’il a livré ses performances les plus mémorables. Son interprétation de Hamlet, en 1964, est encore considérée comme l’une des plus grandes du XXe siècle. En effet, il n’était pas qu’un acteur de cinéma : il était un homme de théâtre, obsédé par le texte, la diction, la justesse du jeu. Ses retours réguliers à Shakespeare, même au faîte de sa gloire hollywoodienne, témoignent de cette fidélité à l’art dramatique, qu’il considérait comme sa véritable patrie. « Le cinéma, disait-il, c’est pour gagner de l’argent. Le théâtre, c’est pour vivre. ».

Scène du film 1984 de Michael Radford, tiré du roman du même nom de George Orwell. (Richard Burton : centenaire d’un géant du cinéma hollywoodien par ses films !).

L’homme derrière la légende

Derrière l’image du séducteur flamboyant et de la star hollywoodienne se cachait un homme rongé par le doute, l’alcool et une mélancolie tenace. Ses carnets intimes, publiés après sa mort, révèlent un Burton bien différent : un lecteur vorace, un écrivain talentueux, un observateur acerbe de son époque. Il y décrit ses excès (« Je bois trop, je fume trop, je dépense trop »), ses nuits blanches à discuter poésie avec Dylan Thomas, ses combats avec les metteurs en scène, ses doutes sur son propre talent.

Sa relation avec Elizabeth Taylor, qu’il a épousée deux fois, y est décrite avec une lucidité désarmante : passion absolue, jalousie, dépendance mutuelle. « Sans elle, je ne suis rien », écrit-il, avant d’ajouter, dans un éclat de lucidité : « Mais avec elle, je ne suis plus moi. » Burton était aussi un homme de contradictions : capable de dépenser des fortunes en bijoux pour Taylor, puis de s’enfermer dans un pub gallois pour y lire Shakespeare à voix haute. Le parcours d’un artiste en quête permanente d’absolu, aussi génial que vulnérable, aussi excessif que profondément humain.

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Hakim Aoudia.

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