Valley of Love de Guillaume Nicloux, ou le film de la belle et la bête au pays du deuil !

Valley of Love de Guillaume Nicloux, ou le film de la belle et la bête au pays du deuil !

Mag Centre - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

On pourrait aussi titrer « Jurassic Park dans la Death valley« , avec nos deux dinosaures du cinéma français que sont Isabelle Huppert et Gérard Depardieu. Mais, disons le tout de suite, ce film ne pourrait pas exister sans la prestation de ces deux acteurs hors du commun. Et l’énorme Depardieu n’est jamais si bon que quand il donne l’impression au spectateur de ne pas être tout à fait dans son rôle… (Souvenez-vous du « Camion » de Marguerite Duras). Valley of Love de Guillaume Nicloux, avec Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, ou le film de la belle et la bête au pays du deuil !

Une sorte de pèlerinage

Parce que tout le film joue sur le décalage entre ce que l’on voit, et ce que l’on croit voir de cette histoire d’un fils suicidé, qui organise post mortem une sorte de pèlerinage, au cours duquel ses parents séparés, acteur et actrice de cinéma célèbres, qui portent la culpabilité pesante de l’avoir un peu oublié, vont, peut-être, le ou se retrouver…

Valley of Love de Guillaume Nicloux, avec Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, ou le film de la belle et la bête au pays du deuil !

Une sorte de détachement

Le film s’ouvre sur un très long travelling, avec l’arrivée d’une femme de dos, dans un motel au milieu de nulle part, et tout le film va s’installer entre ce lieu et la Vallée de la Mort (Californie), le couple va déambuler dans ce décor sans jamais être vraiment présent dans ce réel de carte postale, comme filmé en « incrustation« , avec une sorte de détachement qui va petit à petit renforcer l’étrange étrangeté du film, seule la chaleur suffocante induit une viscosité, une sorte de conditionnement hallucinatoire des deux personnages.

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Une sorte de trouble

Parce que la mort rapproche de la folie (on ne peut s’empêcher de penser à Victor Hugo, qui plongera dans le spiritisme après la mort de Léopoldine), la quête de cet enfant mort désigne petit à petit notre regard de spectateur, comme celui d’un voyeur malsain, qui se divertit de nos deux personnages devenus « aveugles« , et dont la ressemblance scénarisée avec leur propre vie, ajoute au trouble d’une fiction subtilement « borderline« .

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Par Gérard Poitou. MagCentre.

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