Livre : Pour seul refuge de Vincent Ortis, ou un polar très français made in Montana !

Livre : Pour seul refuge de Vincent Ortis, ou un polar très français made in Montana !

Mag Centre - Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

On entre dans la période des prix. Le Goncourt, le Renaudot, le Fémina, le Médicis… et maintenant Le grand prix des enquêteurs. Fondé par l’éditeur Robert Laffont et le Figaro magazine, il vient d’être attribué pour la première fois. Il récompense un premier roman. 150 tapuscrits sont arrivés sur la table du jury présidé par Marc Dugain. Simenon, Conan Dyle et quelques autres ont fait des émules. L’énigme a de l’avenir, les lecteurs en sont friands. Courir après le dénouement quand l’auteur a su ménager le suspense et les chausse-trappes, quel bonheur ! Quand en plus, son écriture coule de source, il faut aller jusqu’au bout sans reposer le livre. C’est le pied ! Livre : Pour seul refuge de Vincent Ortis, aux Éditions Robert Laffont, ou un polar très français made in Montana !

Une très grande maîtrise

Avec « Pour seul refuge », grâce au Prix des enquêteurs, Vincent Ortis vient de débouler sur le devant de la scène littéraire noire. Ce cadre à la Sécurité sociale, qui a déjà participé à l’élaboration de plusieurs scénarios, a produit un roman très français dans son esprit, qui se déroule aux États-Unis, dans le Montana. La forêt est désolée, l’horizon bouché par la neige. Deux hommes s’affrontent sur fond d’un règlement de compte dont les contours apparaissent peu à peu. Avec une très grande maîtrise, Vincent Ortis mène une intrigue époustouflante à partir d’une idée inattendue, qui fait son petit bonhomme de chemin, avec une précision chirurgicale réalisée de main de maître.

Livre : Pour seul refuge de Vincent Ortis, aux Éditions Robert Laffont, ou un polar très français made in Montana !

Le Montana se révèle

Ce polar à la plume vivante et fluide ne révolutionne le genre, mais il tient bien la route et maraude sans vergogne sur les brisées de certains auteurs américains. Le Montana se révèle un terrain de jeu parfait pour une telle histoire, qui a du caractère. Ses protagonistes, au fort tempérament, n’ont rien de caricatural. Au contraire, ce sont des êtres qu’on pourrait rencontrer dans la vie courante, mais qui confrontés à une situation singulière, réagissent en fonction de leur tempérament et de leur vécu.

De la belle ouvrage

Le roman est court (320 pages), la tension constante et le rythme soutenu. Les surprises, grosses et petites, jamais téléguidées, servent l’intrigue et développent une vraie ambiance. C’est un thriller « à l’américaine » solide, prenant, avec une galerie de personnages bien trempés. Sa thématique est vieille comme le monde, ses ingrédients sont classiques, ce qui n’empêche pas le roman de tirer son épingle du jeu et de s’achever sur une fin qui donne à penser.

De la belle ouvrage, qui méritait d’être récompensée.

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Par Françoise Cariès. MagCentre.

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