Juliette de Patrick Tudoret, ou le livre de la muse de Victor Hugo !

Juliette de Patrick Tudoret, ou le livre de la muse de Victor Hugo !

Mag Centre - Publié le

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Dans son 20e livre, l’écrivain à succès Patrick Tudoret (Grand Prix de la critique et Prix Charles Olmont) revient, de façon romanesque, sur l’une plus belles histoire d’amour de la littérature française. Juliette Drouet de Patrick Tudoret, aux Éditions Tallandier, ou le livre de la muse de Victor Hugo !

La femme de sa vie

Entre leur rencontre le 16 février 1830 à Paris et la mort de Juliette Drouet (de son vrai nom Julienne Gauvain), il s’écoule en effet 50 années durant lesquelles cette bretonne d’origine occupa une place centrale dans la vie de l’immense poète. D’abord amante, elle fut sa muse, mais aussi son ami et sa confidente. Juliette, qui abandonna sa carrière d’actrice, suivit Victor Hugo jusque dans l’exil à Jersey et Guernesey, convoyant même sa malle avec ses manuscrits. Elle partagea ses joies et ses peines, dont le décès de ses enfants.

Juliette, qui écrivit plus de 30 000 lettres à son « Toto », meurt dans ses bras le 11 mai 1883. L’auteur des Misérables lui survit deux années, mais il n’aura plus la force d’écrire. « Je suis persuadé que sans elle, il ne serait sans doute jamais devenu pleinement Victor Hugo. Juliette a partagé sa vie et ses combats ; elle est la femme de sa vie », conclut Patrick Tudoret.

Juliette Drouet de Patrick Tudoret, aux Éditions Tallandier, ou le livre de la muse de Victor Hugo !

Extrait

Bruxelles, 19 septembre 1873.

La nuit est tombée d’un coup sec comme la lame d’une guillotine. L’automne est là qui, un instant, a lesté le ciel de longues guipures jaunes, mais soudain, elle a tout mangé. Et c’est une pluie lourde qui, maintenant, bat les volets, cingle les tuiles à les faire chanter dans une douce torture, comme elle le fait dans ces îles qui me sont si chères. Le vent s’est levé. Qu’est-ce que je fiche ici, dans cette chambre à l’affreux papier peint d’une auberge de rencontre ? Suis-je encore vivante ou une ombre errante ? Est-ce que je l’aime encore ? Est-ce que je le hais ? Je ne sais plus. Dans Les Liaisons dangereuses, qu’il me fit lire, jadis, lorsqu’il se mit en tête de meubler mon ignorance, la Merteuil dit que l’amour et la haine voisinent sous le même toit…

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Par Françoise Cariès. MagCentre.

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