Exposition Laura Lamiel Bourse de Commerce Pinault Collection Paris

du 02/03/2026

au 21/09/2026

2 Rue de Viarmes, 75001 Paris

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Ne manquez pas l'exposition Laura Lamiel à la Bourse de Commerce Pinault Collection de Paris, jusqu’au 21 septembre 2026 !

Dans les vingt-quatre vitrines du Passage, promenade circulaire de la Bourse de Commerce, ainsi que dans la Salle des machines, Laura Lamiel (née en 1943, France) réunit un corpus d’oeuvres spécifiquement imaginées, où la couleur et la lumière jouent un rôle essentiel. Entre zones d’ombres et éclairages ciblés, elle déploie des formes sensibles et fragiles, composé d’objets trouvés et de plusieurs taxonomies de matériaux. Organisées selon un principe de tension, ces œuvres plongent le visiteur dans une quête métaphysique : celle de l’artiste qui s’attache à donner forme à ce qui est invisible ou évanescent — la mémoire, les émotions, les états intérieurs. « “ça fait un bruit d’ailes, de feuilles, de sable”, un titre tout en rythme et en images qui laisse entrevoir le travail de Laura Lamiel dans les vitrines de la Bourse de Commerce. Tirés d’En attendant Godot, pièce phare du théâtre de l’absurde de Samuel Beckett, ces mots reprennent précisément un échange entre les deux personnages, Estragon et Vladimir, dans lequel ils essaient, tour à tour, de nommer, de décrire ou d’imaginer un son, peut-être un bruit, à peine audible ou même inexistant. La scène laisse entendre que ce bruit est à la fois réel et mental, sensoriel et poétique, à l’image du paysage visuel créé ici par Laura Lamiel. […] Là où Beckett use du langage pour exposer son épuisement, Laura Lamiel utilise la matière pour montrer la mise en tension d’objets, leurs contradictions parfois, dont elle a besoin : “Cela me demande du temps pour faire dialoguer les écarts entre les objets.” Ses installations reposent sur cette dialectique entre épuisement et relance. Chaque œuvre naît d’un dialogue entre des objets en décalage, fragments du monde réel et empreintes du vécu. Pour Laura Lamiel, il s’agit de créer des situations de présence, des états de suspension, de vacillement où le spectateur n’est plus un regardeur distant, mais une conscience éveillée à l’infime, au tremblement, au détail chargé d’une puissante force d’évocation. […] Dans les vitrines — vestiges historiques de la Halle au Blé —, Laura Lamiel prolonge sa recherche sur les “cellules”, dispositifs commencés dans les années 1990, proposant une réflexion sur l’espace d’exposition, sur la question du regard et la mise en scène de l’intime. Ces structures ouvertes, souvent constituées de parois blanches, de plaques de verre et de miroirs espions, évoquent de manière troublante le dispositif muséal des vitrines. […] D’une vitrine à l’autre, des formes, des matières, des couleurs reviennent : chaussures d’enfants, gants, chaises, poudre d’ardoise, tissus compressés, manteaux en coton hydrophile, briques émaillées, une phrase également tapée à la machine sur du linge (“rien n’est à faire tout est à défaire”). Ces récurrences réactivent “la mémoire des pièces précédentes”, créant une composition rythmique, presque musicale : ce qui finit ici recommence là, comme un souffle continu. Dans l’œuvre de Laura Lamiel, une autre composante est omniprésente : la lumière. Les tubes fluorescents révèlent autant qu’ils dissimulent les objets qu’ils accompagnent. Certaines compositions, partiellement plongées dans l’ombre, sont traversées par un trait lumineux qui dessine une ouverture. Ainsi la lumière ne se contente pas d’illuminer un objet, elle structure l’espace, matérialise des zones de transition et active la tension entre présence et absence, entre surface et profondeur. Au sein de ses installations, les surfaces s’illuminent, les matériaux, quels qu’ils soient, sont mis en relief, portés par la quête de l’artiste de faire advenir des choses, “tout à la fois la lumière et la pénombre” — laissant apparaître non seulement ce qui est présent mais aussi ce qui est en réserve, en latence. Les contrastes entre ombre et lumière apparaissent également au travers des matières utilisées par l’artiste, la succession des peintures noires et des manteaux en coton, d’un blanc immaculé ; les tranches dorées de missels empilés les uns sur les autres. Laura Lamiel compose “des paysages” suspendus où le regard circule entre reflet, transparence et opacité. La lumière y engage le temps, l’usure, la mémoire : des “traces” passées coexistent et dialoguent avec des structures contemporaines. La lumière relie ces éléments dans un même champ sensible, où les écarts se révèlent, où l’infime détail possède autant de force que l’ensemble qui l’englobe. Pour Laura Lamiel, la lumière est un révélateur d’espaces intérieurs, un élément sculptural à part entière, qui invite à pénétrer subtilement dans le regard de l’artiste. Dans le silence du verre et de la lumière, dans le froissement des matières, quelque chose d’humain continue de bruisser — un bruit d’ailes, de feuilles, de sable. »

Oui



Métro : ligne 1 station Louvre – Rivoli. ligne 4 station Les Halles. ligne 7, ligne 11, ligne 14, station Châtelet. RER : RER A, RER B, RER D : gare de Châtelet – Les Halles. Bus : 74, 85 : arrêt Bourse de commerce. Bus : 21, 67 : arrêt Louvre - Rivoli. Bus : 70 : arrêt Pont Neuf - Quai du Louvre. Bus : 69, 72 : arrêts Louvre - Rivoli / Pont des Arts. Bus : 38, 47, 58, 76 : arrêt Châtelet. Vélo : Stations Vélib : 29 rue Jean-Jacques Rousseau et 20 rue Coquillère. Arceaux de stationnement : 2 rue du Colonel Driant, 10 rue Coquillère et 44 rue Berger. Parking sécurisé : 14 rue Croix des Petits Champs. Parking : Les Halles - St-Eustache : entrée véhicule par le 22 rue des Halles. Croix des Petits Champs : entrée véhicule par le 14 rue Croix des Petits Champs. Westfield Forum des Halles : entrée véhicule par le 12 rue de Turbigo. Bénéficiez d’une heure de stationnement gratuit en nous présentant votre ticket de parking à la fin de votre visite.

Avec vue imprenable depuis le 3ème étage de la Bourse de Commerce, la Halle aux grains — Restaurant-Café de Michel et Sébastien Bras est une table à l’identité forte où vous pourrez déguster la cuisine de Michel et Sébastien Bras, inspirée par l’histoire du lieu. Le restaurant sera fermé le 31 décembre au soir. https://www.halleauxgrains.bras.fr/

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2 Rue de Viarmes, 75001 Paris

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