Découvrez le château de By, musée Rosa Bonheur !
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Découvrez le château de By, musée Rosa Bonheur !

Hakim Aoudia - Publié le

Temps de lecture : 4 minutes

En cette semaine placée sous le signe des luttes pour les droits des femmes, alors que nous venons de fêter le bicentenaire de la naissance de la plus célèbre peintre animalière de son temps et que le musée d’Orsay vient de lui consacrer une rétrospective de grande envergure, allons à la découverte du château de By que Rosa Bonheur acquit en 1859, situé à Thomery, à 1 heure de Paris et qui est aujourd’hui devenu un musée.

Les origines

Le château de By est un ancien domaine seigneurial du XVe siècle. Il est fondé pour servir de rendez-vous de chasse et de demeure à l’officier de Bigre. Ce dernier, officier de la Cour de Fontainebleau, avait la charge des « abeilles du Roy ». La propriété devient la résidence d’Henry de Bye, commandeur de l’ordre de Saint-Jean-de-Latran. Par la suite, le château est reconstruit au début du XVIIe siècle et passe entre les mains de Jean Maximilien Leleu et sa femme, puis de leurs neveux messieurs Buron et Gérard. Racheté par Pierre Michelin et sa femme, il fut légué à Louis-Jacques Fabre qui le transmit à son fils Louis Jules Michel Fabre.

Rosa Bonheur : une femme indépendante et redoutable en affaires !

Rosa Bonheur est la plus célèbre peintre animalière de son temps et première femme artiste à recevoir la Légion d’honneur.

Au début des années 1850, elle réalise Le Marché aux Chevaux, une immense toile de 2,44m x 5m. Présentée au Salon de 1853, elle est vendue pour 40 000 francs et finit par intégrer le Metropolitan Museum of Art de New York. Elle met également en place une stratégie commerciale d’une redoutable efficacité. En effet, elle s’associe aux marchands et collectionneurs les plus connus du marché de l’art de l’époque, afin de maitriser l’offre et la demande et ainsi conquérir son indépendance financière.

Rosa Bonheur : Le marché aux chevaux. Crédit photo Metropolitan Museum of Art. (Découvrez le château de By, musée Rosa Bonheur !).

Elle acquiert le château de By le 9 août 1859, pour la modique somme de 50.000 francs.

S’éloigner du tumulte parisien

Ainsi, Rosa Bonheur quitte Paris pour se rapprocher de la nature et fuir la foule d’admirateurs et de curieux qui se pressent dans son atelier de la rue d’Assas.

Ce grand domaine lui permet d’assouvir sa passion pour les animaux. En effet, situé à l’orée de la forêt de Fontainebleau, il accueille cerfs, biches et sangliers, mais également ses propres animaux exotiques, y compris un couple de lions !

Rosa Bonheur et sa lionne Fathma. (Découvrez le château de By, musée Rosa Bonheur !). Crédit photo château de Rosa Bonheur.

Elle s’y installe en 1860 avec sa compagne Nathalie Micas et la mère de cette dernière. De plus, elle fait rénover et moderniser le château, notamment en faisant construire un grand atelier par l’architecte et industriel Jules Saulnier. Ainsi, elle dispose d’un espace de travail plus adapté aux grandes toiles qu’elle a l’habitude de peindre, contrairement à son atelier parisien devenu trop petit.

Rosa Bonheur demeure au château de By jusqu’à sa mort, à l’âge de 77 ans, le 25 mai 1899.

Rosa Bonheur dans le jardin du château de By en 1863. (Découvrez le château de By, musée Rosa Bonheur !). Crédit photo château de Rosa Bonheur.

Héritage et postérité

Conformément aux souhaits de l’artiste, sa maison-atelier échoit à sa dernière compagne et légataire universelle Anna Klumpke.

Le château de By est ensuite transformé en hôpital pendant la Première Guerre mondiale, un refuge pour des soldats français et allemands durant la Seconde Guerre mondiale, avant de se transformer en asile pour vieillards.

Il est finalement labellisé « Maison des illustres » en 2011.

Transformation en musée

(Découvrez le château de By, musée Rosa Bonheur !). Crédit photo château de Rosa Bonheur.

En 2017, le château de By est acquis par Katherine Brault, qui réhabilite et met aux normes les lieux, avant d’y installer le musée Rosa Bonheur.

Ainsi, on peut visiter l’atelier de la peintre, son petit salon et sa salle d’études, restés inchangés depuis sa mort. Il est également possible de passer la nuit dans la chambre de Rosa Bonheur ou celle de Nathalie Micas. Une librairie propose de découvrir les éditions du château, dont un facsimilé de la fameuse biographie de Rosa Bonheur par Anne Klumpke, datant de 1908.

De plus, le parc arboré du château nous réserve quelques surprises : le pavillon des Muses peint par Rosa Bonheur et Natalie Micas, les vestiges d’un champ de tir construit par Rosa Bonheur et un arbre remarquable.

Enfin, chaque année, le musée Rosa Bonheur organise son festival pluridisciplinaire des créations féminines et matrimoines, des résidences d’artistes contemporain(e)s et des expositions thématiques temporaires.

L’atelier Rosa Bonheur. Crédit photo château de Rosa Bonheur.

À visiter en famille 

La visite de l’exposition Rosa Bonheur convient parfaitement aux enfants à partir de 10 ans.

En effet, celle-ci peut tout à fait s’inscrire dans le prolongement des programmes de l’Éducation nationale :

  • L’homme et l’animal dans les arts : des relations singulières fait partie des programmes d’histoire des arts et d’enseignement artistique du cycle 3, du CM1 à la 6e.
  • L’égalité filles-garçons fait partie des programmes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture des cycles 2 et 3, du CP à la 6e.
  • Les œuvres de Rosa Bonheur font partie du programme de spécialité pour le thème : Nature à l’œuvre, au baccalauréat.
Visite guidée au château de Rosa Bonheur. Crédit photo château de Rosa Bonheur.

Rosa Tandjaoui.  

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